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L’Institut d’histoire de l’Amérique française vient de lancer une pétition afin de favoriser l’accès des bachelières et des bacheliers en histoire à l’enseignement au secondaire. Cette question est névralgique dans le contexte actuel marqué par une pénurie d’enseignantes et d’enseignants dans les écoles du Québec.

Dans une lettre parue dans les médias le 27 février dernier, les historiennes Brigitte Caulier, Louise Bienvenue et Karine Hébert, représentantes de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, posaient le bon diagnostic en liant la crise actuelle des effectifs enseignants au secondaire avec la formation des maîtres. Elles proposaient que les détenteurs d’un baccalauréat disciplinaire puissent accéder à la profession d’enseignant une fois complété l’équivalent d’un certificat de premier cycle en pédagogie.

Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec nous annonçaient hier une très grande nouvelle : le ministre de l’Éducation a enfin signé le nouveau programme d’enseignement de l’histoire du Québec et du Canada en secondaire 3 et 4 et ce programme sera obligatoire et généralisé dès la toute prochaine rentrée scolaire.

Le nouveau programme d’enseignement de l’histoire en IIIe et IVe secondaire est très attendu par les enseignants, mais il serait important que le ministre clarifie la situation afin de confirmer que le nouveau programme sera bel et bien applicable en IIIe secondaire dès la prochaine année scolaire.

La Coalition pour l’histoire s’oppose à l’intention du gouvernement Harper de changer le nom du pont Champlain pour celui de pont Maurice-Richard et appelle les Québécois à se mobiliser contre cet effacement inadmissible de ce grand personnage historique.

À la suite de l’annonce brutale du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Yves Bolduc, d’interrompre le projet d’un cours d’histoire du Québec dans les cégeps et d’abolir les trois chaires de recherche sur l’histoire du Québec dans les universités, les membres de la Coalition pour l’histoire dénoncent vivement le saccage en cours de l’enseignement et de la recherche en histoire par le gouvernement Couillard. La Coalition se déclare qui plus est extrêmement inquiète du sort réservé à la révision en cours de l’enseignement de l’histoire au niveau secondaire.

La Coalition pour l’histoire salue la création de trois chaires de recherche en histoire dans les universités québécoises que viennent d’annoncer M. Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, et Mme Marie Malavoy, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« La création de ces chaires contribuera à relancer dans le réseau universitaire la recherche sur des aspects négligés de notre histoire, en particulier la question de l’identité nationale » a déclaré Robert Comeau, porte-parole de la Coalition.